vendredi 22 septembre 2006

Georges Braque à la naissance du Cubisme

Georges Braque (1882-1963)
"Ceux qui vont de l'avant tournent le dos aux suiveurs" Cette pensée de Georges braque reflète le génie créateur de cet immense artiste qui n'a cessé d'inventer tout au long de sa carrière Dans ses systèmes de natures mortes, il n'a cessé de varier les objets peints au degré des plus riches et des plus savantes architectures comme dans ses monumentales figures des années 30. Sage il est lorsqu'il proclame "Le progrès en art ne consiste pas à étendre ses limites, mais à les mieux connaître".
Georges Braque à la naissance du Cubisme !
Il découpe la nature en cylindres , en sphères, en cônes, en prismes aussi et en " petits cubes ", Le mot en tout cas, est employé par Henri Matisse, membre du Salon d'Automne, dont le Jury refusa la série de paysages peints par Braque à l'Estaque pendant l'été 1908.

Braque et Picasso

De formation et de tempérament opposés, Braque et Picasso ont mené un dialogue sans égal dans l’histoire de l’art. C’est par ces deux expériences dialectiquement conjuguées de 1908 à 1914 que passe la connaissance de leur œuvre respectif. Avec Picasso, qu’il fréquente de plus en plus, il constate qu’à travers leurs deux recherches parallèles se définit un même projet ; ils décident alors de mettre en commun leurs expériences. De cette communauté, il faut retenir ce que la contribution de Braque a d’essentiel. Le premier, il introduit la lettre d’imprimerie dans la peinture. Le premier, encore, il a recours au peigne à peindre le faux bois et à la technique du faux marbre dans la peinture, comme il ajoutera du sable, de la sciure ou de la limaille de fer à la matière picturale. Ces inventions sont considérables en ce qu’elles désacralisent le «faire» de l’artiste et renversent fondamentalement le rapport à la réalité comme modèle, en mettant un terme au primat du rendu illusionniste.

Au sommet d'une laborieuse et glorieuse carrière , certains ont dit de lui que son oeuvre et son élégante personne étaient une manifestation du Miracle français. Dans son oraison Funebres, qui se tiendra au louvre en Septembre 1963, André Malraux exprimera son admiration pour Braque en s'exclamant: « il y a une part de l'honneur de la France qui s'appelle Braque, parce que l'honneur d'un pays est fait aussi de ce qu'il donne au monde ».

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